Premier billet "d'humeur"

Ecrire le premier billet « d’humeur » sur un nouveau site est toujours une lourde tâche pour celui (ou celle) à qui elle incombe.

Notre site a connu bien des évolutions depuis sa création. Vitrine plus que site de vente au départ, nous nous y acheminons pourtant avec prudence. Après 2 « hackages » sérieux, il fallut faire peau neuve et repartir sur des bases plus sûres et sereines.

« De l’évolution d’une profession de l’âge de pierre (précieuse) au numérique… » – Première partie

Lorsque j’ai commencé à travailler « dans le métier » avec mon père, le numismate, le collectionneur d’orfèvrerie, l’amateur de bijou, étaient des érudits. Des chercheurs d’or au sens propre comme au figuré. Ils avaient leurs manies, leurs marottes mais avant tout ils avaient lié avec nous une relation de confiance. Confiance bilatérale qui permettait que lorsqu’une parole était donnée, rien ne pouvait y changer.

Le savoir de ces clients était parfois supérieur au nôtre tant leur passion les poussait à fréquenter les bibliothèques dans le but d’engranger un maximum de savoir. Je pense avec émotion à ce collectionneur de monnaies du comtat Venaissin qui connaissait par cœur tous les points secrets de ses pièces…

Pour acheter un objet il fallait le toucher, pouvoir le poser devant soi, tourner autour, le humer presque… Comme pour y sentir le parfum de l’authenticité…

La négociation existait mais pas plus que de raisonnable. Chacun savait que l’autre avait besoin de lui. L’un pour trouver l’oiseau rare, qu’il n’avait pas le temps de dénicher, l’autre pour le lui vendre.

Et surtout il y avait une notion de temps. Le client passionné savait attendre avec délice que surgisse l’objet rare, source de sa convoitise.
Age d’or me direz vous ? Nostalgie du temps passé, embelli par les souvenirs ? Non je ne le pense pas forcément. Autres temps , autres mœurs… Dans l’épisode suivant nous aborderons l’ère nouvelle de « l’internetmania ».